Le mensuel protestant réformé évangélique
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Nuance n°298, octobre 2019.

A contre courant

Au sommaire de ce numéro

• Une communauté de conformistes radicaux
• Tatouage : j’t’ai dans la peau !
• être ou ne pas être conformiste, telle est la question !
• Authentique
• Pour un conformisme anticonformiste chrétien

A contre courant - n°298 A contre courant - n°298
 

Retrouvez l'édito en accès libre

du nuance n°298, octobre 2019

Les derniers anticonformistes

 

Vous ne le savez peut-être pas mais l’anticonformisme va mal. Les spécialistes nous le disent. Ils nous expliquent qu’à la différence des anciens rebelles (qui avaient un projet et une vision pour changer le monde et qui agissaient au nom d’un idéal fondé sur le partage, l’égalité et le respect d’autrui), les nouveaux rebelles (postmodernes) ne veulent plus rien changer. Ils ne s’opposent plus à rien mais veulent simplement jouir de façon égoïste, comme des enfants se refusant à devenir adultes !

Pour ceux qui aiment le football ou qui s’intéressent à l’histoire, c’est un peu la différence entre l’ancien rebelle Socrates (un grand joueur brésilien qui a lutté contre le pouvoir de l’argent et la dictature au Brésil dans les années 80) et le « nouveau » rebelle Nicolas Anelka (cet attaquant français, connu pour son attitude rebelle et qui, avec ses coéquipiers, ne voulut pas sortir du bus pour s’entraîner lors de la désastreuse coupe du monde de 2010 en Afrique du Sud) ! Or cette rébellion vide de sens et égoïste semble être devenue la norme. De nos jours, il faut être rebelle et ne plus croire en rien.

Comme l’a écrit le philosophe Vladimir Jankélévitch : « De tous les conformismes, le conformisme du non-conformisme est le plus hypocrite et le plus répandu aujourd’hui ». Autrement dit, les vrais rebelles sont ceux qui ne suivent pas trop facilement tous ceux qui se présentent comme des rebelles ! Il se pourrait même que nous soyons, nous les chrétiens, les derniers vrais anticonformistes. Grâce à notre identité et grâce à notre message scandaleux, nous devrions être de vrais rebelles qui ne se contentent pas de critiquer mais qui proposent une vraie alternative.

Nous croyons en effet que les vies doivent et peuvent changer. Nous savons que les minorités n’ont pas toujours tort. Cependant pour rester (ou devenir) ces vrais anticonformistes, il faudrait que nous soyons véritablement « transformés par le renouvellement de l’intelligence afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » (Rm 12,2). Autrement nous allons nous aussi hurler avec les loups ou marcher comme des moutons (sans réfléchir à ce que nous faisons).

C’est notre attachement à Dieu et à sa Parole qui nous rendra résistants. Et nous serons alors rebelles, comme l’a été Marie Durand, en son temps, lorsqu’elle a refusé de renier sa foi. Nous serons de ces anticonformistes qui vivent leur foi pleinement et qui résistent aux séductions du malin, pas pour le plaisir d’être rebelles, mais par fidélité à la Parole de Dieu, quitte à rester enfermés dans la tour de Constance pendant quelques années !



Pascal Gonzalez

Rédacteur en chef

Vous ne le savez peut-être pas mais l’anticonformisme va mal. Les spécialistes nous le disent. Ils nous expliquent qu’à la différence des anciens rebelles (qui avaient un projet et une vision pour changer le monde et qui agissaient au nom d’un idéal fondé sur le partage, l’égalité et le respect d’autrui), les nouveaux rebelles (postmodernes) ne veulent plus rien changer. Ils ne s’opposent plus à rien mais veulent simplement jouir de façon égoïste, comme des enfants se refusant à devenir adultes ! Pour ceux qui aiment le football ou qui s’intéressent à l’histoire, c’est un peu la différence entre l’ancien rebelle Socrates (un grand joueur brésilien qui a lutté contre le pouvoir de l’argent et la dictature au Brésil dans les années 80) et le « nouveau » rebelle Nicolas Anelka (cet attaquant français, connu pour son attitude rebelle et qui, avec ses coéquipiers, ne voulut pas sortir du bus pour s’entraîner lors de la désastreuse coupe du monde de 2010 en Afrique du Sud) ! Or cette rébellion vide de sens et égoïste semble être devenue la norme. De nos jours, il faut être rebelle et ne plus croire en rien. Comme l’a écrit le philosophe Vladimir Jankélévitch : « De tous les conformismes, le conformisme du non-conformisme est le plus hypocrite et le plus répandu aujourd’hui ». Autrement dit, les vrais rebelles sont ceux qui ne suivent pas trop facilement tous ceux qui se présentent comme des rebelles ! Il se pourrait même que nous soyons, nous les chrétiens, les derniers vrais anticonformistes. Grâce à notre identité et grâce à notre message scandaleux, nous devrions être de vrais rebelles qui ne se contentent pas de critiquer mais qui proposent une vraie alternative. Nous croyons en effet que les vies doivent et peuvent changer. Nous savons que les minorités n’ont pas toujours tort. Cependant pour rester (ou devenir) ces vrais anticonformistes, il faudrait que nous soyons véritablement « transformés par le renouvellement de l’intelligence afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » (Rm 12,2). Autrement nous allons nous aussi hurler avec les loups ou marcher comme des moutons (sans réfléchir à ce que nous faisons). C’est notre attachement à Dieu et à sa Parole qui nous rendra résistants. Et nous serons alors rebelles, comme l’a été Marie Durand, en son temps, lorsqu’elle a refusé de renier sa foi. Nous serons de ces anticonformistes qui vivent leur foi pleinement et qui résistent aux séductions du malin, pas pour le plaisir d’être rebelles, mais par fidélité à la Parole de Dieu, quitte à rester enfermés dans la tour de Constance pendant quelques années !

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