Le mensuel protestant réformé évangélique
Demo

article 03

Actualité nationale

Au sommaire de l’actu nationale
- Promesses de Fête !
- L’Église est le maquis du monde
- Un pas en avant pour le Sénégal et l’UNEPREF
- Mort, où est ta victoire, où est ton aiguillon ?



Un pas en avant pour le Sénégal et l’UNEPREF

Le « Projet Solidarité UNEPREF-Sénégal » a été présenté au synode national le 12 mai à Montauban. Le vote positif pour accorder un soutien par la prière et un financement a été vécu comme un grand encouragement et une sorte d’envoi de la famille UNEPREF. Bill Johnson a apporté l’expérience de deux voyages antérieurs parmi les pasteurs presbytériens Sénégalais ; Charles Nicolas a apporté l’expérience de trois voyages d’enseignement au Burkina Faso. Leur but était d’apporter un enseignement et de vivre des échanges auprès des pasteurs, mais aussi d’apprendre de leur témoignage et expérience.

C’est la vie normale de chaque chrétien, mais aussi de chaque église ou Union d’églises que d’être soutenu et de soutenir à son tour.

Malgré nos ressources modestes, il nous a été donné de visiter l’Église presbytérienne du Sénégal et de lui prodiguer des encouragements à plusieurs titres, pendant un voyage qui s’est effectué du 26 mai au 6 juin 2017. Au Sénégal, l’Islam touche environ 95 % de la population. Les chrétiens sont donc une minorité et les Protestants presbytériens représentent une minorité dans la minorité : une vingtaine d’églises et une dizaine de petites cellules, soit six pasteurs consacrés pour le moment. Parmi les pasteurs en poste rencontrés, aucun n’a de voiture ; un seul possède un ordinateur. Pour notre cours, la plupart sont venus en autocar ; un d’eux est venu avec un cheval et une charrette. Mais ce sont des églises et des pasteurs presbytériens, c’est-à-dire dont les fondements théologiques et l’ecclésiologie sont à très peu de choses près semblables aux nôtres. Le cours que j’ai apporté avait pour titre : Pastorale de la famille. Il s’agissait de montrer que la maison est, à bien des égards, le premier lieu pour la piété, la vie chrétienne, la transmission de la foi, etc. Le décalage culturel ne me semble pas avoir été un obstacle : bien compris, l’enseignement biblique est vraiment universel. Ensuite, le dialogue, les échanges, les interpellations permettent d’en trouver, peu à peu, les applications concrètes dans chaque situation rencontrée. J’ai été intéressé de constater que ces pasteurs attendaient moins des réponses toutes faites que des axes de réflexion majeurs à même de les aider ensuite dans leur propre réflexion, dans leur propre pratique. Après chaque matinée de cours, les pasteurs-étudiants (15 à 18 selon les sessions) devaient travailler à partir de questions. La totalité des notes du cours a été remise à chacun après la session. Plusieurs pasteurs absents pourront ainsi en bénéficier. Un des pasteurs-étudiants a été pressenti pour apporter une heure de cours, à partir de mes notes. L’exercice a été très motivant pour lui. On pourrait dire que les pasteurs sénégalais que nous avons rencontrés sont un peu comme des missionnaires dans leur propre pays. Nous pouvons nous aussi avoir cette impression en France. Mais ils sont beaucoup moins nombreux que nous et la majorité d’entre eux ne reçoit aucune rémunération pour ce service. L’isolement et la précarité sont donc leur expérience au quotidien. Quel courage et quelle fidélité ! Bill Johnson et Charles Nicolas

Retrouvez nous sur Facebook

Abonnez vous

Je m'abonne
à nuance

Toute l'actualité des églises réformées évangéliques à partir de 30€ par an.

Contactez nous

Nuance Publications
74, rue Henri-Revoil
30900 Nîmes

Président et directeur de publication :
Paul-Aimé Landes
04 66 77 20 58